Cette rubrique recense les articles et ouvrages qui concernent pour tout ou partie Lucie Delarue-Mardrus. N'hésitez pas à proposer des titres.
Ma Blonde
Vient de paraitre en février 2010 dans une superbe édition "L'Amazone retrouvée" (Venise) un florilège de lettres de Lucie Delarue-Mardrus adressées à Natalie Barney, de 1902 à 1942.
Nous devons ce formidable travail à la pugnacité de Francesco Rapazzini, journaliste, romancier et chercheur, membre de notre association et auteur d'une biographie remarquable d'Elisabeth de Gramont (Elisabeth de Gramont, avant-gardiste, Fayard, 2004), et à Chantal Bigot, libraire d'exception qui a créé "Les Amazones", spécialisée dans les écrits (de et sur les femmes) et l'histoire des femmes (voir http://www.galaxidion.com/amazones/).
Cette publication à tirage limité (100 exemplaires) de très belle facture (et un papier de grnde qualité) présente de nombreuses illustrations issues de collections particulières, dont "La main de Lucie Delarue-Mardrus, dessinée par Marcelle Routier en 1937 et signée par par Lucie", et de belles photographies de Lucie Delarue-Mardrus en 1904 (pp. 64, 121, 127, 149 et 180), 1909 (pp. 169 et 175), 1913 (p. 218), 1934 lorsqu'elle présidait le prix Femina aux côtés de Julia Daudet, Yvonne Sarcey et Marcelle Tinayre (p. 223), et en 1937, p. 266. Nous pouvons admirer aussi le tableau d'Aman-Jean de 1910, p. 213, et des fac simile de manuscrits où l'on remarque son élégante graphie. Sans oublier les deux photographies où Lucie Delarue-Mardrus et Natalie Barney apparaissent côte à côte, de dos malheureusement, en 1902 (p. 67) à Neuilly, dans le jardin, et en 1903 sur les quais de la Seine, p. 111.
Une préface et des notes éclairantes de Francesco Rapazzini complètent ce recueil émouvant que j'ai dévoré d'un trait. Quels destins fabuleux! Nous les suivons pendant quarante ans, deux guerres, plusieurs déchirements, au gré des vicissitudes de leurs vies privées et publiques.
C'est d'abord bien sûr leur liaison tumultueuse, tempêtueuse, de 1902 à 1903, avec des lettres sensuelles et exigeantes qui montrent à la fois l'intransigeance de Lucie Delarue-Mardrus et l'inadéquation de leur caractère, puis une amitié, elle-même ombrageuse et inégale mais qui perdure néanmoins, par delà les déménagements successifs de Lucie (jusqu'à Château-Gontier), la deuxième guerre mondiale qui les sépare et les nombreuses conquêtes de Natalie.
Ces traces de vie touchent par leur authenticité et leur simplicité. Sans fard, Lucie Delarue-Mardrus évoque sa vie, ses difficultés matérielles auxquelles la généreuse Natalie remédie bien souvent, et ses problèmes de santé (son "rhumatisme articulaire et déformant", p. 217) qui vont s'aggravant. Elle masque toutefois la rudesse de sa vie avec Germaine de Castro qui devient une véritable sainte. Par pudeur sans doute.
Les aléas de sa renommée littéraire déclinante apparaissent également en toute transparence. Le refus récurrent de ses romans, de ses nouvelles et de ses poèmes, de ses articles aussi, n'entame pas son besoin d'écrire, malgré la douleur physique. Son infatigable créativité affleure souvent. Ce florilège permet de découvrir de nombreux poèmes inédits, des lettres en Anglais aussi et quelques mots et expressions Arabes dont elle aimait parsemer ses lettres. Toutes particularités que nous retrouvons fréquemment dans ses cahiers intimes contemporains inédits.
La majorité de ses lettres provient du fonds Natalie Clifford Barney de la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet à Paris.
Suivent, en Annexe, des lettres adressées à Ernest Prévost et qui appartiennent à la collection de Francesco Rapazzini. Cet homme célèbre en son temps, poète proche notamment de Coppée, Sully-Prudhomme, Richepin et du Honfleurais Henri de Régnier, apparaît comme un bienfaiteur car il permit à Lucie Delarue-Mardrus , en tant que Président de la Société des Poètes, d'obtenir en mai 1941 une "indemnité littéraire" de 6000 francs par an lorsqu'elle était démunie. Naquit entre eux une amitié de 1941 à la mort de Lucie Delarue-Mardrus (plus exactement cinq mois auparavant, en novembre 1944).
Saluons ce superbe travail qui fait date déjà et dont il y aurait tant à dire encore...
C'est un cadeau de luxe à se procurer de toute urgence...
Lettres de Camille Delaville à Georges de Peyrebrune (1884-1888) préfacées et annotées par Nelly Sanchez
Vient de paraitre en janvier 2010 sur le site du laboratoire du CNRS (UMRS 6365) http://www.ccji.cnrs.fr/ actuellement dirigé par J.-M. Hovasse, la correspondance que Camille Delaville (1838-1888) adressa à sa consœur Georges de Peyrebrune (1841-1917). Camille Delaville est l’un des pseudonymes de Mme Adèle Couteaux qui fut, selon la rumeur de l’époque, la dernière secrétaire d’Alexandre Dumas père. Celle-ci écrivit quelques romans dont La Loi qui tue (1875) qui dénonçait l’iniquité des lois du divorce envers les femmes. Elle fonda deux revues éphémères, Le Passant (1882) et La Revue Verte (1886-1887). Elle fut davantage connue pour ses chroniques qui paraissaient notamment dans La Presse, Le Gaulois, L’Evènement, et ses portraits publiés dans Le Constitutionnel sous le titre « Mes Contemporaines ». Annotée et commentée par le Dr. Nelly Sanchez, cette correspondance, qui couvre la période 1884-1888, reflète non seulement l’amitié naissante entre ces femmes de lettres mais également la société parisienne du moment. De nombreuses personnalités, comme Catulle Mendès, Rachilde, Louise Abbéma ou encore Mathilde Stevens, y sont en effet évoquées. Cette petite centaine de lettres peut également se lire comme un roman, celui d’une littératrice vieillissante qui a de plus en plus de mal à se faire une place sur la scène littéraire de cette fin de siècle.
Bien que cet ouvrage ne présente pas de lien direct avec Lucie Delarue-Mardrus, l'échange entre ces deux femmes de lettres contemporaines permet de mieux prendre conscience du statut émergent de la femme auteur à l'époque et de l'atmosphère les entourant. La longue préface analyse bien les conditions socio historiques de leur correspondance très intéressante et amusante.
La Frondeuse. Marguerite Durand, patronne de presse et féministe
Vient de paraître en février 2010 La Frondeuse. Marguerite Durand, patronne de presse et féministe chez Payot. Ecrite par Elizabeth Coquart, cette biographie retrace l’existence de la fondatrice du quotidien La Fronde, journal où débuta Lucie Delarue-Mardrus. Cet ouvrage relate également les différents combats féministes que mena cette ancienne comédienne de talent et ses succès en matières d’avancée sociale. On lui doit notamment la création de nombreux syndicats.
Devenir poétesse à la Belle Epoque
30 novembre 2009
Vient de paraître chez l'Harmattan, (collection "Espaces littéraires") Devenir poétesse à la Belle Epoque de Patricia Izquierdo. Cet essai littéraire, historique et sociologique essaie d'expliquer l'avènement de quatorze femmes poètes, écrivains et artistes, dont Lucie Delarue-Mardrus, de 1900 à 1914: comment ont-elles réussi à s'imposer pour la plupart dans un monde littéraire confisqué par les hommes?
Vous découvrirez les parcours croisés de Natalie Barney, Marguerite Burnat-Provins, Marie Dauguet, Lucie Delarue-Mardrus, Jean Dominique, Gérard d'Houville, Judith Gautier, Marie Krysinska, Anna de Noailles, Amélie Murat, Cécile Périn, Hélène Picard, Cécile Sauvage et Renée Vivien.
Ces femmes étonnantes et audacieuses présentaient souvent une réelle qualité d'écriture trop négligée par l'histoire littéraire.
Voir le lien :
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30068
Lucie Delarue-Mardrus de Honfleur à Château-Gontier l'itinéraire de la "Princesse Amande"
7 octobre 2009
Un numéro spécial de la revue L'Oribus (association de recherche historique locale de Château-Gontier en Mayenne) en vente uniquement en Mayenne et consacré à Lucie Delarue-Mardrus vient de paraître. C'est le résultat d'une réflexion de deux ans effectuée par un professeur d'histoire géographie, Monsieur Loïc Bouillé, qui s'est beaucoup intéressé à Lucie Delarue-Mardrus et qui a consulté les archives de sa ville et des écrits inédits de l'auteur. Dans cet ouvrage, un inédit de Lucie Delarue-Mardrus est publié, La Guerre des Civils. L'ensemble est remarquablement bien illustré.
Pour vous procurer à distance cet ouvrage, vous pouvez imprimer et envoyer le bon de commande ci-dessous à l'adresse indiquée.
Revue Inverses dossier spécial "Lucie Delarue-Mardrus"
Revue Inverses
Un superbe dossier spécial Lucie Delarue-Mardrus de la revue Inverses est paru le 6 juin 2008. Voir le site : http://www.inverses.fr/numerosparus.htm#Numero8.
La cote ISBN de l'ouvrage est la suivante: 1627.8852. Les articles sont de grande tenue et les illustrations de belle qualité. Le numéro est en vente au prix de treize euros. Plusieurs membres de l'association ont rédigé un article et l'association elle-même est présentée, avec le logo, p. 139.
Nos secrètes amours
Réédition
Nous tenons à saluer le superbe travail de Mirande Lucien qui, en collaboration avec la revue Inverses, a publié chez ErosOnyx, en 2008, une réédition riche, annotée et commentée, agrémentée de deux portraits de Natalie Clifford Barney et de Lucie Delarue-Mardrus. C'est la première fois que ce recueil est édité avec son nom d'auteur.
Signalons également chez cet éditeur une réédition de Les Kitharèdes de Renée Vivien, en 2008, et de Sapho, en 2009.
Voir le site http://www.erosonyx.com/
Regards sur la poésie du vingtième siècle
Est paru un article de Patricia Izquierdo intitulé « Lucie Delarue-Mardrus, un poète à (re) découvrir » pour l'anthologie de Laurent Fels Regards sur la poésie du vingtième siècle qui est paru en décembre 2008 aux Presses Universitaires de Namur en Belgique.
